Tel Aviv et Jérusalem selon Michael Katz

Michael Katz (Photo : DR)

Michael Katz (Photo : DR)

 

Voyages d’Affaires avril 2017

Difficile de citer mes restaurants préférés à Tel Aviv, tant il y en a.  Mais j’ai un faible pour Oasis, le restaurant de Riman Olivera. Cette femme pleine d’énergie, d’origine californienne, est venue s’installer en Israël il y a une quinzaine d’années. C’est une véritable icône pour moi. Toute sa cuisine se base sur des produits d’excellence, d’une fraîcheur irréprochable. Sa carte change presque tous les jours, en fonction des viandes et des légumes qu’elle déniche chez des producteurs de la région. Par exemple, son magret de canard, rare plat presque toujours à la carte, s’accompagne, l’hiver, de kaki braisé et de pêches l’été. Et sa glace au matcha et jasmin est d’une délicatesse sans pareille. De plus, Oasis se trouve dans un quartier sympa, à deux pas du Montefiore Boutique Hotel, dont le bar propose de délicieux cocktails. À Tel Aviv, j’aime aussi le concept du restaurant OCD, où 20 personnes peuvent s’asseoir autour d’une cuisine ouverte, ce qui favorise les conversations impromptues. On déguste un menu surprise de six à sept plats en regardant l’équipe de jeunes cuisiniers au travail. Un autre endroit que je recommande est Mashya, le restaurant du Mendeli Street Hotel, un bel exemple de cuisine israélienne contemporaine dans un lieu inondé de verdure. L’adresse se prête très bien aussi aux rendez-vous rapides autour d’un verre, car le bar est vraiment génial. Dans le même ordre d’idée, j’aime aussi donner des rendez-vous au “whiskey museum” dans le quartier de Sarona. On y trouve plus de 1 000 sortes de whiskies dans une vieille et très belle cave.

Il m’arrive parfois aussi de âner du côté du vieux Jaffa. Dans les petites rues ancestrales, on trouve la maison- musée d’Ilana Goor, l’une des sculptrices contemporaines les plus connues du pays. Il faut grimper jusqu’au toit-terrasse qui domine la mer, de là, la vue est époustou ante. Autre lieu, le Heichal Hatarbut, le territoire de l’orchestre philharmonique d’Israël, dont Zubin Mehta est le chef d’orchestre principal depuis plusieurs décennies. L’architecture du lieu est fantastique, car c’est un bâtiment très épuré, tout vitré, de la fin des années 50. Je recommande aussi un petit détour par le musée du design, conçu par l’architecte israélien Ron Arad. Et bien sûr, on ne peut pas aimer Tel Aviv sans aimer sa “skyline” et sa promenade le long de la plage…

À Jérusalem, côté gastronomie, j’ai aussi du mal à choisir, tant le choix est vaste. J’aime bien Ishtabach, le restaurant tenu par Oren, un de mes anciens cuisiniers. Il prépare de savoureux chaussons à la viande, une spécialité syrienne qui lui vient de sa grand-mère. J’adore surtout l’ambiance détendue de cet endroit situé au cœur du marché Mahané

Yehuda. D’ail- leurs, c’est dans ce marché, chez Bashkevitz Spices, que j’achète mes épices. C’est une échoppe qui existe depuis 1936 ! On y trouve du thé, du café, des remèdes à base de plantes

et des épices bien sûr. Parmi les autres restaurants, je citerai aussi Eucalyptus, un concept particulier, car on y sert une cuisine “biblique”, c’est-à-dire des plats ancestraux, tous casher. J’aime bien aussi Adom, un lieu tendance ouvert sept jours sur sept et qui propose une grande variété de vins israéliens qui accompagnent une cuisine locale très contemporaine. Il se trouve dans l’ancienne gare de Jérusalem, ce qui est vraiment cool.

Pour finir, j’ai deux musées préférés à Jérusalem, tout d’abord celui d’art Islamique, un lieu vraiment magique et méconnu. En plus de bijoux, céramiques et objets très anciens
et d’une grande beauté, on y trouve une collection de montres rares, dont l’une a appartenu à Marie-Antoinette. Et bien sûr, il faut aussi aller voir le musée d’Israël, qui détient, entre autres joyaux, une partie des Manuscrits de la mer Morte, exposés dans un sublime pavillon dédié, mais aussi un jardin de sculptures et une immense collection de tableaux, notamment d’art moderne israélien.»

© Cécile Balavoine 2016